Les Clés du site
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Six clés, et pour chacune : qui semble la détenir, la preuve, et ce qu’il faut récupérer.
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Le nom de domaine
Le registrar, le titulaire tel que le registre le publie (une entreprise, ou « une personne physique », sans son nom), les dates de création et d’expiration, le verrou de transfert et DNSSEC. Avec, à chaque fois, la différence entre registrar et revendeur.
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Le DNS
Les serveurs qui disent où vont votre site et vos e-mails, et la société qui les fait tourner : la vôtre, un fournisseur connu ou les serveurs d’un prestataire.
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L’hébergement
Le réseau qui annonce l’adresse IP du site sur Internet (tables de routage, d’après Team Cymru), la plateforme qui le sert, et le réseau de diffusion (CDN) qui cache parfois l’hébergeur réel.
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Les e-mails
Le fournisseur de votre messagerie, d’après ses serveurs (MX), et la présence des protections SPF et DMARC. S’ils sont chez votre hébergeur, l’outil vous prévient : ils partiront avec lui.
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La plateforme du site
WordPress, Shopify, Wix, Webflow, un site sur mesure… : de quoi elle dépend change ce que vous pouvez emporter (fichiers, export limité, code source).
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Les statistiques et les comptes
Google Analytics, Tag Manager, la Search Console et les comptes vérifiés pour votre domaine (Microsoft 365, Meta, outils d’e-mailing) : l’historique de votre audience doit être à vous.
Le résultat se termine par « Ce qu’il faut récupérer avant de changer de prestataire », dans l’ordre et avec à qui le demander : une liste à cocher, à copier pour votre prestataire ou à imprimer. Des faits tirés des registres publics, jamais un avis sur votre prestataire.
À qui appartient votre site internet ?
Un site n’est pas un objet unique : c’est un trousseau. Le nom de domaine appartient à son titulaire, inscrit auprès du registre. L’hébergement, les e-mails, le DNS et les statistiques sont des comptes : qui détient le compte détient la clé. Les textes, les images et le code relèvent du contrat.
Le piège vient rarement d’une mauvaise intention : un prestataire enregistre le nom de domaine à son nom par simplicité, ou un salarié à son propre nom. L’Afnic, qui gère le .fr, cite ces deux cas parmi les litiges qu’elle rencontre. On ne le voit que le jour où l’on change de prestataire.
Source : Afnic, Guide pratique du titulaire d’un nom de domaine en .fr, 2024.
Registrar, revendeur, hébergeur : qui fait quoi ?
Le registre gère l’extension : l’Afnic pour le .fr, Verisign pour le .com. Le registrar, ou bureau d’enregistrement, est la société accréditée qui enregistre le nom ; il y en a environ 400 pour le .fr. Le revendeur, souvent votre hébergeur ou votre agence, vous vend le domaine et passe par un registrar.
D’où un nom parfois inconnu : yodaz.fr, acheté chez o2switch, apparaît dans le registre de l’Afnic sous le registrar TLD Registrar Solutions Ltd. Rien d’anormal : votre interlocuteur reste celui qui vous facture le domaine.
Le titulaire, lui, ne s’affiche pas toujours : l’Afnic masque par défaut les données des personnes physiques, et pour le .com le registrar peut masquer tout titulaire. Les Clés du site ne montrent que ce que publie le registre, et jamais le nom d’une personne physique : elles écrivent « une personne physique ». C’est normal pour un entrepreneur individuel ; sinon, vérifiez dans votre espace client que le domaine est au nom de la société.
Source : Afnic, trouver un nom de domaine ou un titulaire grâce au Whois, consulté en octobre 2026.
Transférer son nom de domaine : le code de transfert
Changer de registrar demande un code d’autorisation, « auth-info » ou AuthInfo. Pour le .fr, votre bureau d’enregistrement doit vous le communiquer, à la création ou dans votre espace client. Pour le .com et les autres extensions génériques, la politique de l’ICANN impose de le fournir sous cinq jours ; après un changement de titulaire, un verrou de 60 jours peut retarder le transfert. Pour une extension nationale (.de, .be, .ch…), les délais dépendent des règles de son registre et de votre contrat.
Deux précautions évitent la panne. Si DNSSEC est actif, désactivez-le chez le registrar avant de changer de serveurs DNS, sinon le domaine peut devenir injoignable. Et renouvelez un domaine proche de l’échéance : pour le .fr, un domaine supprimé reste récupérable 30 jours, puis redevient libre pour tous.
Sources : Afnic, Guide pratique du titulaire, 2024 ; ICANN, politique de transfert, février 2024 ; Cloudflare, changer de serveurs DNS, juillet 2026.
Changer de prestataire sans rien casser
L’ordre compte. D’abord le nom de domaine et le compte qui le gère : tout en dépend. Puis la zone DNS, et les e-mails, qui partent avec l’hébergeur quand ils sont chez lui. Ensuite les sauvegardes, un compte administrateur à votre nom, les statistiques, la Search Console et les contrats. Ne coupez rien avant d’avoir tout : c’est la liste que l’outil prépare, à cocher et à transmettre.
Reprendre les accès et préparer la migration pour éviter toute coupure, c’est un travail que je pilote. Si c’est l’occasion de refaire le site, je le conçois et le réalise avec mon équipe : création et refonte de site internet. La Radiographie IA montre aussi ce que les robots des IA en lisent, et le Décodeur de devis web aide à lire le devis du prochain prestataire : droits, nom de domaine, accès.
Méthode, sources et limites
Ce que fait l’outil, à partir de l’adresse saisie :
- Il vérifie l’adresse : un site public, jamais une adresse IP ni un réseau privé. Une adresse fournie par une plateforme (monsite.wixsite.com) est reconnue d’après la liste publique des suffixes (Public Suffix List).
- Il lit la fiche du domaine chez son registre, par le protocole RDAP, qui a remplacé le WHOIS des extensions génériques le 28 janvier 2025 ; pour le .com, aussi chez le registrar.
- Il interroge le DNS par le résolveur public de Cloudflare : serveurs DNS, adresses, messagerie, SPF, DMARC.
- Il identifie le réseau qui annonce l’adresse IP sur Internet (tables de routage BGP) avec le service gratuit de Team Cymru ; le nom du réseau vient des registres Internet.
- Il lit la page d’accueil une fois, comme un navigateur, pour repérer la plateforme et la mesure d’audience.
Chaque fait est étiqueté « mesuré » (registre, DNS) ou « indice » (déduit d’un nom de serveur ou du code de la page). Les tables d’empreintes sont datées et revues chaque trimestre.
Source : ICANN, lancement de RDAP et fin du WHOIS, janvier 2025.
Ce que l’outil ne voit pas : à qui sont les comptes. Il sait chez quelle société tourne votre DNS, pas si le compte est le vôtre : il vous pose donc la question, clé par clé. Il ne voit ni l’hébergeur caché derrière un réseau de diffusion comme Cloudflare, ni vos contrats. Des faits publics, jamais un avis sur votre prestataire.
Vos données. L’adresse saisie part au serveur de yodaz.fr (un Worker Cloudflare), qui interroge le registre du domaine et le registrar, le résolveur DNS de Cloudflare et le service de Team Cymru (réseau de l’adresse IP du site, interrogé par ce même résolveur), et lit votre page d’accueil. Elle n’est ni enregistrée ni journalisée ; le résultat reste 10 minutes dans le cache de Cloudflare, sous une empreinte de l’adresse et de votre adresse IP, puis disparaît. Une empreinte de votre adresse IP limite les abus et s’efface sous 48 heures. Vos réponses et vos cases cochées restent dans votre navigateur. Détails dans la politique de confidentialité.
Questions fréquentes
À qui appartient mon nom de domaine ?
À son titulaire, inscrit auprès du registre. Si votre prestataire l’a enregistré à son nom, il en détient les droits, même si vous payez. Vérifiez le titulaire dans votre espace client : ce doit être votre entreprise.
Comment savoir qui héberge mon site ?
L’adresse IP du site est annoncée sur Internet par un réseau (un hébergeur, un nuage, un CDN) : l’outil le retrouve en quelques secondes. Derrière un réseau de diffusion comme Cloudflare, l’hébergeur réel est caché : demandez-le à votre prestataire.
Comment récupérer mon nom de domaine chez mon ancien prestataire ?
Demandez-lui par écrit le code de transfert (AuthInfo), un code secret propre au domaine, et, si le domaine n’est pas à votre nom, un changement de titulaire au profit de l’entreprise. Exportez la zone DNS avant toute modification.
Pourquoi l’outil affiche-t-il un registrar que je ne connais pas ?
Vous avez sans doute acheté le domaine chez un revendeur, hébergeur ou agence, qui passe par un registrar accrédité : le registre publie le registrar, pas le revendeur. Votre interlocuteur reste celui qui vous facture le domaine.
Le titulaire est « une personne physique » : est-ce grave ?
Pas forcément. Si vous êtes entrepreneur individuel et que c’est vous, c’est normal : votre entreprise, c’est vous. Sinon, le domaine est au nom d’une personne (dirigeant, salarié ou prestataire), pas de la société : si elle part, le nom peut partir avec elle. Faites-le mettre au nom de la société.
Que gardez-vous de mon test ?
Rien en base : l’adresse analysée n’est ni enregistrée ni journalisée. Le résultat reste 10 minutes dans le cache de Cloudflare ; une empreinte de votre adresse IP limite les abus pendant 48 heures au plus. Pour garder le résultat, copiez la liste ou imprimez-la.
Les Clés du site sont-elles gratuites ?
Oui : c’est un outil automatique, il ne prend pas de mon temps. Pas d’audit gratuit : l’analyse de votre situation fait partie de l’accompagnement, et c’est un travail que vous gardez.
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